NATIONALE 4
EN BREF

Nationale 4 est un média d’enquête fondé en avril 2022 par le journaliste indépendant Philippe Engels. Celui-ci est l’un des fondateurs du magazine Médor. Il a remporté quatre prix de presse et publié quatre livres, dont Le Clan Reynders et Sale Flic. L’approche de Nationale 4 est thématique. Il est prévu d’approfondir un thème, un sujet, une urgence chaque année. Mais aussi d’inclure un espace – nommé « Le sens des affaires » – pour développer ou suivre des dossiers d’abus de pouvoir et de mauvaise gouvernance publique. Exemple : l’affaire Reynders. Il s’agit d’un « pure player » diffusant au départ de la Belgique, non adossé à un groupe de presse et sans publicité. Nationale 4 est libre d’accès et mise sur le soutien financier de son public.

Nationale 4 a été imaginé au lendemain des inondations meurtrières de l’été 2021. Pendant un an, l’équipe alors constituée de Philippe Engels, Raphaële Buxant et Thomas Haulotte avait documenté l’excès de bétonisation sur un territoire de cinq kilomètres entre Louvain-la-Neuve et Wavre ainsi que son impact sur les inondations de plus en plus fréquentes dans la région. Titre de cette saison 1 : La tête dans le béton, les pieds dans l’eau. Pour ce premier essai, Nationale 4 avait reçu le prix de journalisme Belfius dans la catégorie « Presse digitale & interactive ». Le Fonds pour le journalisme en Fédération Wallonie-Bruxelles avait apporté son soutien au volet d’enquête consacré au possible déménagement de la Clinique Saint-Pierre d’Ottignies sur les hauteurs de Wavre. L’été 2022, un supplément d’enquête avait été consacré à la qualité de l’eau dans la région.

Au printemps 2025, Nationale 4 a lancé une saison 2 intitulée « Le calvaire des locataires ». Selon le journaliste Philippe Engels, qui en est le coordinateur, la logique de marché, le type d’habitat proposé par les promoteurs immobiliers et le développement exponentiel des marchands de sommeil ont fortement compliqué l’accès au logement. Depuis la montée des prix de l’énergie, les pouvoirs publics peinent encore plus à réagir. Il y a trop peu de studios, d’appartements ou de maisons à prix modérés. Le mal-logement devient criant, et la colère monte. Nationale 4 entend prendre le sillage de celles et ceux qui luttent pour rendre le logement moins cher, moins sale, plus sain, plus accessible.

Pour cette saison 2, Nationale 4 propose de suivre 6 séries, qui correspondent à autant d’urgences sociales et qui auront chacune leur propre narration. Charleroi, Bruxelles et Liège seront les principaux territoires sous enquête. Avec ces 6 regards, nous comptons présenter un tableau complet de la crise du logement et dégager des solutions. Sur sa page d’accueil, Nationale 4 proposera aussi un focus sur l’actualité, une rubrique rencontre et des conseils d’événements, de livres et de films. Plusieurs associations ou collectifs, le plus souvent actives dans le secteur du logement, soutiennent le projet. Le Fonds pour le journalisme a décidé en juin 2025 de cofinancer une enquête spécifique sur le profil des multipropriétaires bailleurs à Charleroi et Liège.

D’autres plumes sont apparues pour la saison 2.

Lou Lampaert, 27 ans, est une journaliste indépendante basée à Bruxelles. Deux années palpitantes en tant que correspondante pour l’agence Belga lui auront fait comprendre qu’elle penche pour le journalisme de temps (un peu plus) long. À travers l’écriture, le son ou la vidéo, elle raconte des histoires autour de sujets qui la captivent : l’accès au logement, les enjeux migratoires et l’organisation du travail, par exemple.

Lisa Guillaume, 30 ans, est journaliste indépendante pour la presse écrite francophone. Elle s’intéresse au sport comme fait social et politique, aux dynamiques humanitaires et géopolitiques dans la région des Grands Lacs, ainsi qu’aux luttes des travailleuses et travailleurs précaires.

Tam Blondiau-Lebeau est liégeoise, active dans les luttes logements ainsi que sociologue curieuse des mouvements sociaux et des conflits liés à l’aménagement du territoire. Elle propose un récit de la lutte pour la réhabilitation du site d’Amercoeur, au croisement de la vulgarisation des enjeux du logement, des sciences sociales et de la participation aux luttes collectives.

Dragan Markovic est venu en renfort sur la gestion du site. Merci à Arnaud Bilande, du Rassemblement wallon pour le droit à l’habitat, de nous avoir mis en contact. Dragan, c’est l’homme des solutions, engagé et ultra-positif, très motivé à l’idée de valoriser sur le web les médias alternatifs. Merci mille fois ! Aux dessins, voici Ninon Mazeaud, une artiste pluridisciplinaire qui se décrit comme « une conteuse militante des quotidiens ». Passionnée et engagée dans la lutte pour la justice sociale, très présente aux côtés de la population palestinienne. Quant à Frédéric Moreau de Bellaing, photographe lui aussi rangé du côté des plus fragiles, vous retrouverez sa touche sensible dans la série Charleroi. 

De gauche à droite et de haut en bas : Lisa, Lou, Dragan, Frédéric, Ninon et Tam.